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Communiqués de presse

01.06.2007

La Serbie sur la route de l'Europe

Tadic

La chancelière fédérale Angela Merkel salue le fait que l'Union européenne ait repris les négociations d'association avec la Serbie. La coopération entre le nouveau gouvernement serbe et le Tribunal pénal international a constitué dans ce contexte un pas important, a déclaré la chancelière après un entretien avec le président serbe Boris Tadic.


"Nous voudrions que la Serbie soit un facteur de stabilité dans la région des Balkans occidentaux", a souligné Mme Merkel. Elle s'est félicitée de la récente formation du gouvernement serbe. L'arrestation la nuit dernière de l'ancien général serbe Tolimir montre que la Serbie tout comme la Bosnie-Herzégovine coopèrent bien avec le Tribunal pénal international.

M. Tadic a proclamé sa "ferme volonté politique" de poursuivre la coopération avec le tribunal de La Haye.

M. Tolimir est poursuivi par le Tribunal pénal international pour sa participation au massacre de Srebrenica. L'Union européenne avait fait savoir que la poursuite des négociations sur une association avec la Serbie dépendrait de la coopération du gouvernement serbe avec le Tribunal pénal.

La Serbie compte sur le soutien de l'Allemagne

La chancelière a qualifié le développement économique du pays de "significatif" puisque les Serbes ont maintenant accepté une ouverture vers l'Europe.

Le président Tadic a qualifié l'Allemagne de "partenaire clé au sens stratégique pour la Serbie et au sein de l'UE". L'Allemagne, la plus grande économie nationale de l'UE, est consciente de sa responsabilité à cet égard, a déclaré la chancelière. Le gouvernement fédéral va donc encourager l'économie allemande à s'engager davantage en Serbie, a-t-elle ajouté.

Kosovo: divergence d'opinion et espoir de trouver un compromis

L'entretien a aussi porté sur l'avenir du Kosovo. La chancelière fédérale s'est à nouveau exprimée en faveur de l'adoption d'une résolution de l'ONU basée sur le Plan Ahtisaari. Celui-ci prévoit une autonomie placée sous surveillance internationale du Kosovo, doté de symboles nationaux propres.

M. Tadic a une fois de plus déclaré que la Serbie n'accepterait pas une indépendance du Kosovo. Il espère cependant assister à un "processus politique" constructif et voit encore une marge de manoeuvre pour une solution faisant l'objet d'un compromis.

En dépit des actuelles divergences d'opinion dans le dossier du Kosovo, l'Allemagne soutient la Serbie sur sa route vers l'Union européenne, a conclu Mme Merkel.



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Date: 02.06.2007