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Communiqués de presse

08.02.2007

La Troïka de l'Union européenne se rend en Serbie

(Dernière mise à jour: 8 février) Hier 7 février, la Troïka de l'Union européenne s'est rendue à Belgrade afin d'évoquer avec les responsables politiques serbes, trois semaines à peine après les élections législatives locales, l'éventualité d'une intensification de la coopération.

La Troïka de l'UE, qui se compose du ministre fédéral des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier en sa qualité de président du Conseil de l'Union européenne, du Haut Représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité commune Javier Solana et du Commissaire européen à l'élargissement Olli Rehn, a rencontré à Belgrade le président Boris Tadić, le premier ministre Vojislav Koštunica et le ministre des Affaires étrangères Vuk Drašković. Le secrétaire d'État aux Affaires européennes du ministère portugais des Affaires étrangères, Manuel Lobo Antunes, a pris part aux entretiens en tant que représentant du Portugal, qui sera le prochain pays à assumer la présidence de l'Union européenne.

Le ministre fédéral Steinmeier a souligné que la Troïka de l'UE était venue en Serbie afin de montrer clairement que "l'Europe gardait la main tendue". L'UE espère "que la Serbie adopte la place qui lui revient. La Serbie fait partie de l'Europe." En élisant à plus de deux tiers des voix des partis démocratiques lors des récentes élections législatives, les électeurs serbes se sont également prononcés, selon lui, en faveur de l'adoption d'une voie européenne par la Serbie. Il s'agit à présent de poursuivre de manière conséquente les réformes internes dans les domaines de l'État de droit, de la démocratie et de l'économie.

L'UE et la Serbie ont souligné l'importance de la reprise des négociations relatives à un accord de stabilisation et d'association, actuellement suspendues. Le commissaire européen Olli Rehn a déclaré qu'un nouveau gouvernement pourrait prendre un nouveau départ dans ce domaine. Il est nécessaire que la Serbie accepte clairement une coopération de grande envergure avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Des "pas concrets" devraient être réalisés dans cette direction. Alors, la Serbie trouvera en l'UE un partenaire qui l'aide et la soutient. Un autre thème important était le règlement de la question du statut du Kosovo. Après la présentation, la semaine dernière, des propositions de Martti Ahtisaari, envoyé spécial des Nations Unies pour le processus de détermination du statut futur du Kosovo, il s'agit maintenant "d'ouvrir la voie à un compromis dans le cadre d'un dialogue ouvert", a déclaré le ministre fédéral Steinmeier. Celui-ci apprécie également le fait que le président Tadić aspire à ce qu'une vaste majorité parlementaire soutienne le mandat pour les négociations à venir. L'envoyé spécial de l'ONU Martti Ahtisaari doit prendre une décision au sujet de la demande formulée par le président Tadić de reporter de dix jours le premier cycle de négociations. Il examinera bien entendu les arguments de la Serbie en faveur d'un report des négociations, pense le ministre fédéral Steinmeier.



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Date: 15.02.2007