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Mars

15.03.2007

Discours prononcé par Peter Hintze, Secrétaire d’Etat parlementaire au BMWI , au sujet de l’avenir de l’aéronautique européenne


Seul le prononcé fait foi !

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président de la Commission, Mesdames et Messieurs les Députés !

Je me félicite que « l’avenir de l’industrie aéronautique européenne » fasse aujourd’hui l’objet des débats. Car cette branche incarne la haute technologie, les potentiels de croissance et les perspectives d’avenir de l’Europe. Elle contribue grandement à la réalisation des objectifs de la stratégie de Lisbonne en matière de croissance et d’emploi.  Dans ce contexte, Airbus constitue le projet phare et symbolise une grande idée : celle de rassembler les compétences technologiques de plusieurs nations européennes pour créer une entreprise aéronautique forte, capable de s’imposer sur le marché mondial.

La réussite d’Airbus est exceptionnelle. Ses avions – 4 600 ont été livrés à ce jour – représentent la haute technologie européenne dans les aéroports du monde entier. Airbus contribue ainsi largement à l’identité européenne.Néanmoins, l’entreprise connaît également des problèmes. L’année 2006 a été émaillée de succès, mais aussi de crises chez Airbus : les importants retards de livraison de l’A380, le nouveau gros-porteur, ont entraîné un fort recul des revenus de l’entreprise, pourtant leader du marché mondial en 2006 - une réussite remarquable -. Des problèmes ont également été causés par la faiblesse du dollar ! Les avions d’Airbus sont produits en euro mais vendus en dollars.

Le retard pris dans le développement de l’A350 XWB face à son concurrent américain, le Dreamliner 787, doit lui aussi être réduit. La construction aéronautique connaît une révolution technologique, il s’agit de passer de l’ère du métal à celle du  plastique. Outre-atlantique, on s’est aperçu plus rapidement que chez nous de cette évolution. Le marché est demandeur de tels avions.

Airbus entend prendre un nouvel élan. Elle doit améliorer sa compétitivité et ses perspectives d’avenir. Sa pérennité ne pourra être assurée qu’au prix de nouveaux efforts constants et d’une volonté et d’une capacité d’innovation. Airbus prévoit une procédure de restructuration qui, malgré tout l’intérêt qu’elle suscite auprès des hommes politiques, reste une tâche de l’entreprise elle-même. Ce faisant, la direction d’Airbus a raison de dialoguer de manière intensive sur les mesures nécessaires avec ses collaborateurs. Car ils constituent le capital le plus précieux d’une entreprise.

Une option permettant de garantir une meilleure sécurité de l’emploi peut être  de trouver des partenaires industriels plus forts, qui apporteraient leur propre capital et leur savoir-faire, et se partageraient les risques et les chances avec Airbus. Mais c’est à l’entreprise et à elle seule qu’il incombe de prendre une telle décision. La politique est compétente en matière de conditions cadres.

Et elle doit veiller à une répartition équitable des chances et des charges entre les nations européennes impliquées. Cela s’applique en l’occurrence aux emplois et aux compétences technologiques. Cette répartition équitable des chances et des charges entre les nations européennes concernées semble réussir. Il existe également d’autres projets européens comme, p. ex., Eurofighter, Eurocopter ou Agusta Westland. Là aussi, il a été possible, grâce à une collaboration transfrontalière, d’utiliser les compétences technologiques des différents partenaires afin de développer et de fabriquer des produits compétitifs sur le marché mondial.

Cependant, la collaboration européenne ne se limite pas au niveau des fabricants de systèmes. Face à la concurrence mondiale et à une complexité technologique croissantes, elle concerne également les sous-traitants et fabricants de réacteurs, tels que p. ex. Thales, Diehl, Rolls Royce, MTU, Snecma, Alenia et d’autres – pour ne citer qu’eux. Toutes ces entreprises contribuent avec leurs salariés au bon positionnement de l’industrie aéronautique européenne face à une concurrence accrue à l’international.

Pour conclure, permettez-moi encore d’évoquer les questions importantes de la protection de l’environnement et la compatibilité environnementale. La protection de l’environnement et la compatibilité environnementale en appellent à la capacité d’innovation de notre société. L’industrie aéronautique européenne s’est déjà attelée en l’an 2000 au défi technologique qui en découle.

Dans Vision 2020, l’industrie, les sciences et la politique ont défini conjointement des objectifs et des défis ambitieux pour un système de transport  aérien durable. Ainsi, d’ici 2020, il est prévu de

Afin de réaliser ces objectifs ambitieux en un peu plus d’une décennie, des efforts communs doivent être déployés par tous les acteurs.

Je vous remercie.

 



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Date: 19.03.2007