Concernant l’avenir du système européen de navigation par satellite GALILEO, le coordinateur du gouvernement fédéral pour l’aéronautique, le secrétaire d’État parlementaire du ministère de l’Économie et de la Technologie Peter Hintze a déclaré :
« Je regrette qu’après plusieurs mois les négociations au sein du consortium de soumissionnaires sur sa participation à la construction du système européen de navigation par satellite aient échoué aujourd’hui. Maintenant, il s’agit de poser les jalons pour couronner GALILEO, synonyme d’un projet européen de technologie de pointe, de succès. L’Europe a besoin d’un signal de navigation indépendant qui permet une utilisation sûre également dans les temps de crise. »
Il incombe maintenant à la Commission européenne de proposer, dans les plus brefs délais, un scénario alternatif viable qui ne perde pas des yeux les coûts et qui prenne en considération la part de financement des États membres. Dans ce contexte, il faut également examiner la création publique du système par l’Agence spatiale européenne ASE. L’ASE dispose de l’expérience requise pour réaliser de grands projets technologiques en étroite coopération avec les États membres et la Commission européenne. Cela permet de réduire les coûts et d’éviter des retards supplémentaires. Après, la gestion de GALILEO peut être assurée par des entreprises dans le cadre de concessions individuelles.
Le nouveau concept doit respecter les investissements faits par les États membres. Pour cette raison, toute décision ultérieure doit se baser sur les dispositions de l’accord « Van Miert » conclu en 2005.
Le temps presse puisque les sites technologiques européens doivent faire face à la concurrence mondiale. GALILEO doit montrer au monde quelle est la force innovatrice de l’Europe et il doit offrir le signal de navigation le plus précis de tous les temps. »