(Mise à jour, 12:30) Après s'être entretenu avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et avec le président de l'entreprise d'État pétrolière et gazière SOCAR Rovnag Abdoullaev, le ministre fédéral Steinmeier a poursuivi son voyage et est arrivé en début d'après-midi dans la capitale géorgienne, Tbilissi.
À Tbilissi, le ministre fédéral Steinmeier a rencontré le ministre géorgien des Affaires étrangères Guela Bejouachvili et le premier ministre Zourab Noghaideli. Tous deux se sont félicités des excellentes relations germano-géorgiennes. En Géorgie aussi, l'accent a été mis sur la politique européenne de voisinage. M. Steinmeier a souligné que la Géorgie s'était fixé des objectifs ambitieux concernant la mise en oeuvre du plan d'action. En outre, la question d'éventuels accords sectoriels séparés a aussi été abordée, accords qui permettraient à la Géorgie de se rapprocher des normes juridiques européens et d'accéder pas à pas au marché intérieur européen. À cela s'ajoute le renforcement de la coopération avec la mer Noire comme élément régional. Depuis l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie, l'UE est elle même devenue un État riverain de la mer Noire. M. Steinmeier a clairement indiqué que le rapprochement à l'UE dépendait cependant fondamentalement des réformes entreprises au sein de la société et de l'État géorgiens. Il a ajouté que l'Allemagne et l'UE voulaient continuer à soutenir les processus de réformes entamés avec succès et assister la Géorgie sur le chemin la menant vers l'État de droit et de la démocratie.
Le premier ministre Noghaideli a souligné que la Géorgie désirait avant tout poursuivre la réforme de la justice. Cette réforme est, selon lui, une des plus complexes, réforme pour laquelle un plan a été élaboré conjointement avec des experts de l'UE. Le ministre fédéral Steinmeier lui a également promis de continuer à l'aider dans cette réforme.
Le ministre fédéral Steinmeier a exprimé son espoir de voir la détente dans les relations russo-géorgiennes entraîner une dynamique positive, car, a-t-il déclaré, le dialogue et la confiance sont des conditions essentielles pour une résolution pacifique des conflits régionaux en Ossétie du Sud et en Abkhazie. Le ministre allemand a déclaré, dans ce contexte, que le règlement de statut du Kosovo ne ferait pas jurisprudence dans le cas des "conflits gelés" dans le Caucase du Sud. Le Kosovo est "un cas unique et ne constitue pas, dans les relations internationales, un modèle de solution pour les conflits relevant du droit international," a-t-il ajouté.
Le ministre des Affaires étrangères Bejouachvili a répété que la Géorgie était intéressée par une adhésion prochaine à l'OTAN et a déclaré qu'en se rapprochant de l'OTAN, on désirait suivre de "nouvelles voies qualitatives". Le ministre fédéral Steinmeier a ici indiqué que la question d'une adhésion à l'OTAN devait être examinée uniquement par l'Alliance et la Géorgie. Les États tiers ne peuvent exercer aucune influence sur la situation, a t il précisé.
Le ministre fédéral Steinmeier a dîné avec le président géorgien Mikheil Saakachvili.
Mardi (20 février), M. Steinmeier a commencé la journée en prenant le petit-déjeuner avec l'ancien président géorgien, Eduard Shevardnadze. Alors qu'il était ministre des Affaires étrangères de l'Union soviétique, celui-ci a été un des architectes de l'unité allemande. Tous deux désiraient s'entretenir des développements dans l'espace post-soviétique.
M. Steinmeier terminera sa tournée en Arménie où sont notamment prévues des rencontres avec le ministre des Affaires étrangères Vartan Oskanian et le premier ministre Andranik Markarian.