La Ministre fédérale allemande du Développement, Mme Heidemarie Wieczorek-Zeul, présente aujourd’hui l’étude « Propositions d’action en faveur d’une division du travail de la coopération au développement au sein de l’UE ». Cette étude a été réalisée à l’initiative de la présidence allemande du Conseil de l’UE, conjointement avec ses partenaires du trio présidentiel, le Portugal et la Slovénie. Elle montre les possibilités qui existent pour améliorer l’efficacité de l’aide européenne.
La Ministre a souligné que « en tant que bailleurs de fonds, nous nous sommes rendus compte que la meilleure aide pour les pays en développement consiste à éviter le principe de saupoudrage selon lequel chacun est présent en même temps dans tous les pays et tous les domaines. Lorsque, par exemple, huit pays bailleurs de fonds de l’UE sont engagés dans le secteur de la santé en Tanzanie, cela constitue une surcharge pour le gouvernement partenaire dans la coordination des bailleurs de fonds. » Selon la Ministre, le processus de réformes au sein de l’UE devra aboutir à l’intervention d’un nombre réduit de bailleurs de fonds dans les différents pays et domaines accompagnée d’une augmentation simultanée du volume de l’aide. La Ministre a ajouté que cela dépendra notamment de la volonté politique et de la disposition à allouer à la coopération au développement les ressources existantes de manière plus ciblée et efficace. Selon la Ministre, ceci implique que les bailleurs de fonds doivent se concentrer sur des pays et pôles d’intervention prioritaires et, le cas échéant, financer - en « partenaire silencieux » - des programmes d’autres bailleurs de fonds. La Ministre a souligné que l’objectif que s’est fixée la présidence allemande est de trouver un accord sur des principes opérationnels concrets et sur des premières mesures de mise en œuvre en vue d’une meilleure division du travail au sein de l’UE.
Une meilleure division du travail dans l’UE passera par un processus de longue haleine. La dernière présidence allemande du Conseil de l’UE y avait déjà donné une impulsion en lançant l’initiative d’amélioration de la coordination entre les bailleurs de fonds. La présente étude a été mandatée dans le but d’enrichir le débat politique d’une analyse scientifique et de présenter des propositions concrètes pour améliorer la division du travail au sein de l’UE. Cette étude montre l’existence d’un potentiel considérable pour amener une meilleure division du travail si l’on supprime les importants recoupements actuels dans les activités des bailleurs de fonds européens.
Ces dernières années, l’Allemagne a, quant à elle, réduit le nombre de pays avec lesquels elle coopère. Il est passé de 120, à la fin des années 1990, à quelque 75 à l’heure actuelle. Au même moment, elle s’est fortement focalisée sur un certain nombre de contenus et de domaines de coopération. Il est, par ailleurs, prévu de continuer à réduire le nombre des pays de coopération.
Pour de plus amples informations, consultez le site www.bmz.de.