Seul le texte prononcé fait foi!
Cher Monsieur de Vries,
Excellences,
Mesdames et Messieurs!
«La naissance d’une grande idée » – voilà le titre de l’événement d’aujourd’hui
- de l’initiative « L’Allemagne – pays des idées »
- et de l’agence gouvernementale de marketing « Invest in Germany » .
Je vous accueille chaleureusement à cet événément ici au Ministère de l’économie et de la technologie. Je salue tout particulièrement les témoins contemporains qui sont réunis ici :
- le Prof. Dr. Otto von Habsburg,
- le Dr. Ernst Albrecht,
- le Prof. Dr. Charles-Ferdinand Nothomb,
- le Dr. Jean François-Poncet,
- le Dr. Jacques Santer,
- le Prof. Renée Haferkamp,
- le Prof. Bino Olivi,
- l’ambassadeur Carlo Trojan,
- et Monsieur Hubert Ehring.
Certains d’entre vous occupaient des postes de responsabilité en 1954 et ont contribué à la création des Traités. En tant que contemporains vous nous faites part de vos témoignages dans le cadre de la cérémonie qui marque le 50ème anniversaire des Traités de Rome. Il y a 50 ans, les six Etats membres initiaux ont signé les Traités portant création de la Communauté économique européenne et de la Communauté européenne de l’Energie Atomique. Aujourd’hui, à l’aube du 21ème siècle, les Traités de Rome symbolisent la vision d’une Europe unie et l’ouverture d’une nouvelle ère.
L’Allemagne et l’Europe sont confrontées à de nouvelles réalités. Parmi les défis cruciaux figurent le façonnement de la mondialisation, la garantie de l’approvisionnement énergétique et la maîtrise du changement climatique. De nouvelles régions de croissance émergent à l’échelle mondiale. Cela ne modifie pas seulement les poids économiques mais également l’influence politique. Pendant la deuxième partie de cette réunion, des dirigeants économiques vont discuter des défis auxquels est confrontée l’Union européenne dans un contexte global.
Gustav Stresemann, ministre des Affaires étrangères dans la République de Weimar et lauréat du Prix Nobel de la paix a dit dès les années vingt du siècle passé: « L’Europe n’est pas une construction capable d’exister par elle-même. L’Europe n’est possible qu’au sein du monde et qu’au sein de l’économie mondiale. »
Vu les défis globaux d’aujourd’hui, l’actualité de ces mots reste intacte. Aucun Etat membre à lui seul n’est capable de faire valoir avec succès ses intérêts dans un contexte global. L’Union européenne, elle, sait le faire. En tant qu’Union vigoureuse, l’Europe est un « acteur d’envergure mondiale ». Cette reconnaissance a largement contribué à l’élargissement de cette Union qui comprend aujourd’hui 27 membres. Ce week-end, nous célébrons avec beaucoup d’hommes et de femmes venant de toute l’Europe le cinquantième anniversaire des Traités de Rome. Nous le faisons à juste titre. Nous célébrons 50 ans de paix, de prospérité et de liberté à un niveau jamais connu jusqu’alors en Europe.
Nous célébrons le succès historique qui réside dans le fait d’avoir surmonté la division de l’Europe.
Mais l’Europe est bien plus qu’une communauté économique. L’Europe est fondée sur des valeurs communes qui nous lient, des valeurs telles que la liberté, la justice, l’Etat de droit et le respect des droits de l’homme. Ce dimanche, les chefs d’Etat et de gouvernement se réuniront à Berlin sous la houlette de la chancelière fédérale. Dans une déclaration commune, ils souhaitent souligner ce fondement des valeurs et les responsabilités qui en découlent pour l’avenir.
Ensemble, réussir l’Europe – voilà l’adage de notre Présidence.
Si nous, les Européens, réunissent nos forces pour agir de concert, nous pourrons façonner l’avenir avec succès. Et ainsi nous pourrons nous montrer à la hauteur de la vision des pères fondateurs sur la naissance d’une grande idée.