Seul le texte prononcé fait foi !
Monsieur le président, Mesdames, Messieurs les membres, Mesdames, Messieurs,
C’est pour moi un grand plaisir d’avoir l’occasion de vous présenter les priorités de la présidence allemande dans le domaine de la recherche communautaire.
Cette année, l’Union européenne célèbre son 50ème anniversaire, un anniversaire très important. Nous avons toutes les raisons de fêter cet événement particulier. Ces cinq dernières décennies, l’Europe a réalisé des progrès sans précédent. Le processus d’unification européenne est à la fois un phénomène unique et une énorme chance. L’Europe est l’histoire d’une réussite que nous devons à la passion, à la perspicacité et à la générosité de nombreuses personnalités éminentes. L’Europe est et restera le symbole de l’espoir et de l’avenir pour les générations actuelles et futures. L’Europe est notre garant de paix, de liberté et de justice.
Vous le savez aussi bien que moi : en dépit de tous ces succès nous ne devons pas fermer les yeux devant les nouvelles missions qui incombent à l’Europe et dont je me permets d’évoquer quelques-unes :
La confiance des citoyens européens dans l’UE et leur enthousiasme pour l’Union n’a pas toujours reflété les succès accomplis. Les citoyens sont fiers d’être européens. Néanmoins, ils sont sceptiques sur certains changements. Ce scepticisme s’est exprimé à l’occasion des discussions sur le traité constitutionnel et sur les élargissements. Voilà pourquoi il convient désormais de donner un nouveau sens à l’image que l’Europe a d’elle-même.
Pour mieux faire face à l’insécurité et aux doutes des citoyens quant à l’élargissement de la construction européenne, nous avons besoin d’arguments convaincants. Il nous faut dire clairement et apporter des preuves que l’Europe a des effets positifs sur la vie de ses citoyens. Nous avons également besoin de visions d’avenir qui permettent de relancer l’enthousiasme pour l’Europe. Les citoyens doivent comprendre que l’Europe n’est pas un problème mais qu’elle fait notre bonheur à nous tous.
La présidence allemande du Conseil a pour objectif d’axer l’UE davantage sur l’avenir. Nous avons un programme ambitieux qui comprend de nouveaux élans pour plus de croissance et d’emploi, des progrès en matière de politique énergétique commune et de protection du climat ainsi qu’une meilleure coopération dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité. Nous souhaitons relancer le processus de réformes de l’UE et remettre la Constitution européenne à l’ordre du jour. Nous aimerions garder la substance politique du projet de Constitution et ainsi rendre l’UE plus transparente, plus démocratique et plus proche des citoyens.
Atteindre ces objectifs est une mission de longue haleine. L’avenir nous réserve des opportunités que nous voulons saisir. Or, une présidence du Conseil de six mois ne suffit pas pour le faire. C’est pour cela que nous coopérons très étroitement avec les présidences portugaise et slovène à venir dans le cadre d’une « présidence à trois ». Pour réussir, il nous faudra mettre nos forces en commun. Voilà pourquoi nous avons choisi « Ensemble, nous réussirons l’Europe » comme mot d’ordre de notre présidence.
Les Etats membres eux-seuls ne seraient pas en mesure de relever les grands défis de l’avenir. La modernisation économique, sociale et écologique de l’Europe à l’ère de la mondialisation, la garantie de l’approvisionnement énergétique à l’heure où les ressources se raréfient, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé international, l’engagement en faveur de la paix et de la démocratie dans le monde tout comme pour l’avenir de notre planète – voilà les grands défis politiques auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Ce n’est qu’ensemble que nous, les Européens, pourrons assumer et réussir ces tâches.
Je suis convaincue que l’innovation et la recherche revêtent un rôle-clé pour l’avenir. Il y a quelques jours, la chancelière fédérale Angela MERKEL a évoqué les trois facteurs qui déterminent des régions performantes à savoir les talents, la technologie et la tolérance. Il suffit de bien regarder pour en trouver en grande quantité en Europe. Cela vaut aussi bien pour notre histoire que pour notre avenir, j’en suis sûre. L’Europe vit de la recherche et pour la recherche, l’Europe vit de l’innovation et grâce à l’innovation, l’Europe vit de sa diversité et dans la diversité.
L’avenir de l’Union européenne nous réserve de grands défis. Il est donc cohérent de donner une place importante à la recherche et à l’innovation parmi les priorités de cette année que le Conseil « Compétitivité » déterminera au mois de février. Par conséquent, nous avons opté pour le mot d’ordre « Gagner avec la recherche » pour décrire nos missions.
La recherche et l’innovation jouent un rôle-clé dans le processus européen global. C’est la raison pour laquelle la Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie est pour moi l’une des commissions d’avenir les plus importantes du Parlement. Je souhaite que nous réussissions à établir une coopération étroite et confiante. Car le dialogue et la coopération sont les conditions préalables pour faire aboutir nos projets.
Lisbonne a envoyé le signal que nous voulons faire de l’Europe l’économie du savoir la plus innovatrice. Nous ne saurons augmenter notre compétitivité internationale sans améliorer les conditions pour la recherche et l’innovation. Pour cela, nous avons besoin d’un changement dans les mentalités. C’est la seule façon dont nous pourrons atteindre une croissance économique durable et créer des emplois viables.
Mesdames, Messieurs les députés, vous avez rendu de grands services en faveur de la recherche au sein de la Commissions ITRE : Vous avez déployé énormément d’efforts pour que le 7ème Programme-cadre pour la Recherche soit bien conçu et adopté à temps. Ce programme compact constitue un outil essentiel de la nouvelle politique en matière de recherche et d’innovation. Je viens de donner le coup d’envoi à ce programme d’avenir avec le Commissaire à la recherche M. POTOCNIK. Le 7ème Programme-cadre pour la Recherche portera ses fruits et renforcera notre position quand il s’agira d’attirer les talents et de nouvelles technologies dans la compétition avec les meilleures sociétés du savoir. Cela nous permettra de maintenir notre prospérité et de garantir l’emploi en Europe.
Les connaissances, les personnes très qualifiées et le bon fonctionnement des structures de recherche constituent des facteurs stratégiques décisifs dans la concurrence mondiale du 21ème siècle. Les investissements dans la recherche et le développement sont à l’origine de la prospérité et de la croissance économique – à l’avenir encore plus que jamais.
Sur cette toile de fond, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne réunis à Lisbonne ont décidé d’investir au moins 3 pourcents de leur produit intérieur brut dans la recherche et le développement d’ici 2010. Le 7ème Programme-cadre pour la Recherche dont la conférence inaugurale s’est tenue les 15 et 16 janvier 2007 à Bonn ainsi que le Conseil européen de la recherche (CER) vont poser les jalons de cette politique. Cela va contribuer à améliorer la capacité d’innovation et ainsi à garantir la compétitivité de l’Union européenne à long terme.
J’ai pour objectif d’élargir les conditions de recherche et d’innovation en Europe. Cette initiative se fait en étroite concertation avec la Commission et la présidence. Ensemble, nous souhaitons renouveler l’Espace européen de la Recherche. La création du Conseil européen de la recherche est donc une nouveauté. En nous concentrant davantage sur la cohérence des capacités de recherche nationales et européennes et en mettant en avant le développement de la recherche fondamentale moderne au niveau européen, nous ouvrons une nouvelle page en matière de politique européenne de recherche et de l’Espace européen de la Recherche.
Nous nous réjouissons de ce pas important vers la création d’un tel Conseil européen de la recherche, création que nous aurons la chance de célébrer à Berlin. La Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG/Association allemande de la recherche scientifique), avec le concours des organismes scientifiques et en concertation avec mon Ministère, organisera, du 27 au 28 février 2007 à Berlin, la manifestation inaugurale du Conseil européen de la recherche (CER).
Le CER disposera d’un soutien de plus d’un milliard d’euros par an. Ce Conseil marquera un changement de paradigme du financement de la recherche européenne. Car pour la première fois, l’UE prend en compte la recherche fondamentale qui jusqu’à présent avait été promue par l’échelon national.
Aujourd’hui, nous savons à quel point la recherche fondamentale est cruciale pour l’innovation ainsi que pour la création et la conquête de marchés. La recherche fondamentale de pointe nous permet d’aller au-delà des limites existantes, de mettre en œuvre des innovations et ainsi de créer de nouveaux emplois et d’assurer la pérennité des emplois existants. La présidence allemande du Conseil vise à apporter une contribution à ce que l’Europe et son paysage universitaire soient réorientés en vue d’améliorer sa capacité d’innovation et sa compétitivité.
Pour ce qui est des nouveautés de l’Espace européen de Recherche, permettez-moi de mentionner que pour la première fois le 7ème Programme-cadre pour la Recherche est désormais complètement ouvert à la coopération avec les Etats tiers et encourage également la recherche en matière de sécurité. Plus concrètement, cela signifie :
1. La recherche européenne en matière de sécurité sera axée sur des thèmes relevant d’un intérêt de sécurité dans le domaine civil. Cette recherche apportera une plus-value décisive par rapport à des programmes respectifs à l’échelle nationale.
2. Le 7ème Programme-cadre pour la Recherche et plus précisément tous les programmes spécifiques qu’il englobe sera ouvert à la coopération avec les Etats tiers. Notre présidence va reprendre le thème de l’ « internationalisation » également au sein du Comité CREST afin de soutenir activement les activités européennes inscrites dans la stratégie d’internationalisation du Ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche.
Notre priorité de l’année 2007 sera le 7ème Programme-cadre pour la recherche. Après avoir réussi son lancement, il importe désormais de mettre ce programme en œuvre et de le faire vivre. A cet effet, nous serons amenés à prendre toute une série de décisions très importantes en matière juridique et de politique de recherche, parmi lesquelles :
1. les décisions portant sur le soutien de programmes communs des Etats membres en vertu de l’art. 169 du Traité CE, décisions qui devront être prises en co-décision avec le parlement ;
2. les décisions relatives aux initiatives technologiques conjointes conformément à l’art. 171 du Traité CE où le Conseil et la Commission prendront très au sérieux les avis du Parlement.
Naturellement, nous pourrons seulement entrer dans les détails lorsque la Commission nous aura présenté ses propositions. Je suppose que cela sera le cas en mars ou en avril. Ces deux séries de mesures seront déterminantes pour notre stratégie nationale en faveur des technologies de pointe ainsi que pour le renforcement de l’Espace européen de la Recherche.
Les délibérations sur la création d’un Institut européen de technologie (IET) avancent rapidement.
L’IET aurait pour vocation de :
Il ne s’agira pas de créer une institution isolée en rase campagne mais plutôt de mettre en route un véritable « porte-drapeau de l’innovation ». Comme vous le savez, Mesdames, Messieurs, un porte-drapeau donne la direction aux autres navires sans jamais rester isolé. Le bon choix des partenaires et des thèmes abordés des communautés de la connaissance et de l’innovation (CCI) déterminent son succès ou son échec.
Pour reprendre une phrase de Max WEBER: La politique, c’est comme percer des trous dans des planches dures – il faut un bon œil et de la patience. Quand on pose des jalons pour l’avenir, il faut faire preuve de circonspection. Car une fois pris la mauvaise décision, nous ne pouvons plus retourner en arrière. Autrement dit : cette proposition de la Commission est bien trop précieuse pour simplement s’efforcer de la mettre correctement en œuvre.
Nous voulons garantir que les lacunes de cette initiative soient rapidement comblées – voilà la clé de notre succès. Les consultations réalisées par la Commission elle-même ont montré la vaste gamme des positions et la multitude de questions encore en suspens. Cela comprend des aspects tels que l’évaluation des coûts et le financement de l’IET. L’esprit démocratique ainsi que les habitudes au sein de l’UE demandent l’intégration du Conseil et du Parlement à toutes les décisions de base.
C’est pourquoi nous, à savoir le Parlement et le Conseil, en tant que législateur européen commun, avons l’obligation de préciser en coopération avec la Commission la réalisation pratique et les priorités de fond de l’IET. La présidence allemande du Conseil appelle de ses vœux un dialogue intense et ouvert avec vous et votre rapporteur désigné, M. Reino PAASILINNA sur la meilleure réalisation, les outils nécessaires et finalement aussi sur le financement de l’IET.
Nous allons nous engager en faveur d’une véritable concurrence européenne pour attirer plus d’excellence et de pertinence à l’IET et pour ainsi encourager plus d’innovations en Europe.
Mesdames, Messieurs,
A l’occasion de la révision des budgets communautaires en 2008, la part du budget total affectée à la recherche sera de nouveau arrêtée. Cette révision est l’occasion de se pencher en détail sur les impératifs de la recherche dans tous les domaines. Parallèlement au processus de Lisbonne réalisé dans les Etats membres, elle permet également d’améliorer les conditions pour plus d’investissements dans la recherche et le développement à l’échelle européenne.
Afin de renforcer ces investissements, il faut avoir un usage créatif d’autres outils de financement de l’UE. Le Programme-cadre pour la Recherche lui seul ne suffira pas. On devrait également avoir recours aux fonds structurels visant à améliorer l’intégration des nouveaux Etats membres dans l’Espace européen de la Recherche pour mieux exploiter le potentiel de synergie de ces instruments avec le Programme-cadre pour la Recherche de l’UE. De plus, des pôles de recherche devraient permettre plus d’innovations.
C’est pour cela que la présidence allemande va soutenir la Commission dans l’élaboration d’un guide pratique. Ce guide permettra aux nouveaux Etats membres de trouver des réponses pratiques à des questions fondamentales. Dans ce contexte, le financement des infrastructures de recherche à travers la combinaison des fonds structurels avec les fonds du 7ème Programme-cadre pour la Recherche va jouer un rôle primordial. Dans ce domaine nous avons besoin de plus de transparence et surtout d’une utilisation facilitée de ces dispositifs.
Pour augmenter la capacité d’innovation de l’Europe, il nous faut renforcer la recherche appliquée ainsi que les développements technologiques. A cet effet, nous avons besoin de changements structurels qui permettent de mieux intégrer les potentiels existants des universités, d’autres instituts de recherche et des entreprises.
Mais si nous ne disposons pas des personnes, des esprits qui sont à l’origine des idées créatives et des innovations porteuses d’avenir, l’argent et la mise en réseau ne servent à rien. Selon le rapport Gago réalisé en 2006, l’Europe aurait besoin de 700.000 chercheurs supplémentaires.
Trop peu de jeunes femmes et hommes talentueux entament une carrière en tant que chercheur et nombreux sont ceux qui interrompent cette carrière du fait des mauvaises conditions de travail. Cette situation a des conséquences sur les individus, sur la compétitivité de nos instituts de recherche, des universités et des laboratoires, sur les investissements, sur l’implantation d’entreprises et finalement aussi sur la capacité d’adaptation de l’Europe.
Pour faire face à cette situation, nous devons moderniser le paysage universitaire. Il nous faudra augmenter la mobilité et la perméabilité au sein des universités aussi bien qu’entre les universités, les instituts de recherche et les entreprises.
La concurrence mondiale pour les innovations peut être réduite à la concurrence pour les talents. Si l’Europe souhaite rester active et attirer de nouveaux talents, il nous faudra augmenter la dimension internationale de nos universités. Il faudra déployer des efforts pour attirer les meilleurs étudiants, chercheurs et scientifiques du monde entier.
Parallèlement à cette internationalisation, il s’agira d’intensifier la recherche interdisciplinaire car c’est souvent là que l’on peut trouver les idées les plus créatives. Dans ce contexte, les échanges interdisciplinaires sont tout aussi importants que les échanges pratiqués entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée ou encore entre les universités et l’industrie.
L’ouverture d’une ligne de crédits spécifique au 7ème Programme-cadre pour la Recherche représente un succès notable. A notre initiative, le programme de promotion des « Equipes d’excellence » – autrefois inscrit dans le domaine « Marie Curie » et qui permet aux jeunes chercheurs d’excellence de fonder leurs propres groupes de travail – est maintenant nettement mieux doté sur le plan financier au sein du Conseil européen de la recherche (CER).
Sans une excellente infrastructure pour la recherche, l’UE ne s’imposera pas dans le choix de nouveaux sites de recherche. Dans ce domaine, avec le « Forum stratégique européen sur les infrastructures de recherche » (ESFRI), a été créé, au niveau européen, un organe d’éminents représentants des ministres européens de la Recherche. A l’automne 2006, l’ESFRI a élaboré une « feuille de route » européenne pour les infrastructures de recherche dans toutes les disciplines.
Sur le plan national, l’Allemagne s’est clairement positionnée à moyen terme comme étant le plus grand exploitant d’infrastructures de recherche en Europe. Dans ce contexte, je me permets d’évoquer les quatre installations de recherche fondamentale utilisées en sciences naturelles que sont X-FEL, FAIR, HALO et le laboratoire magnétique à champ d’intensité élevée. Dans le même ordre d’idées, la 4ème « Conférence européenne sur les infrastructures de recherche », qui se tiendra à Hambourg dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l’UE, les 5 et 6 juin 2007, en commun avec l’ESFRI et la Commission européenne, éclaircira quelques point de la politique en matière des sciences dans le contexte de la construction et de l’exploitation des infrastructures de recherche.
La coopération entre les universités et les entreprises (« Responsible Partnering ») est un préalable incontournable aux innovations. Dans ce contexte, il devient de plus en plus important de traiter des questions telles que le transfert de technologie pour mieux utiliser les résultats de la recherche d’une part et des questions sur la façon dont on peut éviter la perte incontrôlée de savoir-faire d’autre part.
Un autre facteur essentiel qui caractérise cette coopération est la question des rapports à la propriété intellectuelle. Voilà les grands thèmes de la concurrence mondiale et des investissements importants dans la recherche et l’innovation. Il est ainsi absolument indispensable d’améliorer la gestion des droits en matière de propriété intellectuelle aussi bien dans le domaine de la recherche qu’à l’occasion du transfert de technologie.
Je suis convaincue qu’il est important de se mettre d’accord, en Europe, sur une sorte de conditions générales quand il s’agit de conclure des coopérations internationales. Ces conditions ne faciliteraient pas seulement les coopérations internationales, mais elles montreraient également très clairement ce que nous attendons de nos partenaires. C’est pourquoi nous allons lancer une initiative pour une CHARTE sur la gestion de la propriété intellectuelle.
Nous avons besoin de politiques cohérentes pour réaliser l’Espace européen de la Recherche et pour éviter la dispersion de la recherche européenne. Cela présuppose la concertation en matière de critères communs pour une recherche responsable. Car la transnationalité toujours croissant, l’influence grandissante qu’exerce l’Europe sur les conditions et les cadres d’action des acteurs nationaux jusqu’à l’européanisation des processus de prise de décision dans différents domaines de la politique vont de pair avec des défis de plus en plus nombreux lancés à une « Governance of Science ».
A l’issue des activités de promotion nationales, une conférence pour une « science responsable » clora le programme de politique de la recherche de la présidence allemande du Conseil. La présidence en coordination avec les autorités portugaises et slovènes offre une plate-forme idéale pour se saisir de ce thème à l’échelon européen.
Dans le contexte des cérémonies qui seront célébrées le 25 mars 2007 pour commémorer la fondation de l’Union européenne et de la relance du processus constitutionnel européen, nous avons l’intention de poursuivre le dialogue relatif à l’identité et à la diversité européennes. Partant du principe de la diversité et de la richesse des cultures nationales et régionales, il est prévu d’analyser leurs interactions et les éléments qui les unissent.
La chancelière fédérale a déclaré que l’Europe était un continent marqué par la tolérance. Les citoyens européens sont conscients de leurs différentes identités mais s’accordent sur les mêmes valeurs. Ces deux éléments sont la base de l’Europe. Le Ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche a déclaré l’année 2007 comme l’Année des Sciences humaines. Nous allons dresser un bilan de l’état et des thèmes de la recherche actuelle sur l’Europe dans différentes disciplines des sciences humaines dans le cadre de la conférence « The spirit of Europe » qui se tiendra le 6 juin 2007 à Leipzig.
Monsieur le président, Mesdames, Messieurs les députés,
Konrad ADENAUER a dit un jour: « L’unité de l’Europe était le rêve de quelques-uns avant de devenir un espoir pour beaucoup puis une nécessité pour tous. » Permettez-moi d’y ajouter que les espoirs sont désormais placés dans les capacités de la recherche et de l’innovation de l’Europe. Avec votre soutien, la présidence allemande compte apporter une contribution décisive à ce que l’Europe ne soit pas seulement conçue comme nécessité dans la concurrence mondiale, mais qu’elle va « gagner avec la recherche ».
Je vous remercie de votre attention, n’hésitez pas à me poser des questions. Je vais faire tout mon possible pour apporter des réponses claires et précises.