Grands progrès dans la préparation des thèmes du Conseil européen
La préparation du Conseil européen des 8 et 9 mars a constitué une priorité des consultations de l'AGEX d'aujourd'hui. Les ministres des Affaires étrangères se sont penchés plus particulièrement sur la stratégie de Lisbonne et sur la protection climatique. Un plan d'action intégré sur ce thème a fait l'objet de débats, plan qui devrait comprendre aussi bien des mesures pour augmenter l'efficacité énergétique que pour consolider les énergies renouvelables avec l'objectif de réduire sensiblement les émissions de CO2. Lors de la préparation du Conseil européen, le nombre de questions ouvertes a pu être fortement réduit, a déclaré M. Steinmeier.
Dans le domaine des relations extérieures, l'accent a été mis sur le Proche-Orient, l'Iran, le Soudan, l'Ouzbékistan et les Balkans occidentaux.
Les ministres des Affaires étrangères de l'UE saluent les signaux encourageants émanant du Proche-Orient
Le Conseil s'est montré satisfait de la reprise couronnée de succès des entretiens du Quartette pour le Proche-Orient, à la fin du mois de février à Berlin. Même si l'on regrette qu'un gouvernement d'union nationale n'ait pas encore été formé dans les territoires palestiniens, ce développement a été jugé positivement. L'Union européenne continue également de soutenir les efforts des parties et considère comme un signal encourageant le fait que la prochaine réunion du Quartette se tienne dans la région.
L'UE reste disposée à discuter avec l'Iran
"Il manque toujours un signe de conciliation de la part de Téhéran", a déclaré le président du Conseil et ministre des Affaires étrangères M. Steinmeier. Après que le directeur général de l'AIEA M. El Baradei a constaté que l'Iran ne se conformait pas aux exigences, les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies cherchent un consensus en vue d'une prochaine saisie du Conseil de sécurité dans le but de rédiger une éventuelle nouvelle résolution. L'UE maintient toutefois l'offre présentée à Téhéran de reprendre les négociations.
La situation sécuritaire s'aggrave au Soudan
Le Conseil s'est déclaré préoccupé par l'aggravation de la situation sécuritaire au Soudan et de la propagation de la crise humanitaire au Soudan. "La situation reste comme auparavant mauvaise, elle s'est encore aggravée après les attaques aériennes de janvier et février", a dit M. Steinmeier. Le Conseil a condamné les attaques persistantes sur les travailleurs humanitaires et les violations du cessez-le-feu lors desquelles des civils ont été tués il y a peu. Le travail des organisations onusiennes et des ONG devrait être facilité par le gouvernement soudanais. Le Conseil a soutenu l'examen de mesures supplémentaires par le Conseil de sécurité après la résolution 1591 contre toute entrave posée au processus de paix.
Le Conseil a expressément regretté le manque de volonté à coopérer affiché par le gouvernement soudanais avec la commission d'évaluation de haut niveau du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. En revanche, les progrès réalisés par les procureurs du Tribunal pénal international dans leurs enquêtes sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité perpétrés au Soudan ont été salués.
On a déjà enregistré les premiers progrès en vue d'un financement de la mission de la MUAS. Ainsi, plus de 400 millions d'euros ont été débloqués via les facilités de soutien à la paix pour l'Afrique et les contributions bilatérales des États membres. En attendant une décision du groupe des États ACP, l'UE affectera des moyens supplémentaires provenant du 9ème Fonds européen de développement. On s'attend maintenant à ce que d'autres partenaires internationaux, comme les pays de la Ligue des États arabes, apportent aussi une contribution. L'Allemagne a par ailleurs laissé entrevoir un montant substantiel et d'autres États membres de l'UE ont annoncé leur volonté en faveur d'un financement supplémentaire réalisé sur une base volontaire.
L'UE attend des concessions de la part de l'Ouzbékistan
Après l'application des sanctions, l'UE cherche actuellement des possibilités de coopération avec l'Ouzbékistan au niveau de la communauté internationale. Selon M. Steinmeier, trois thèmes font actuellement l'objet de discussions avec le gouvernement ouzbek. On attend une concession de la part du gouvernement ouzbek dans la question de l'accès par la Croix-Rouge internationale aux prisons du pays, de l'établissement d'un dialogue au sujet des droits de l'homme avec l'Union européenne et de la poursuite des réunions d'experts entre des représentants de l'UE et du gouvernement ouzbek. M. Steinmeier a ajouté que ce ne serait qu'une fois ces conditions préalables remplies que l'on pourrait aborder le sujet de la consolidation de la coopération entre l'UE et l'Ouzbékistan.
La Bosnie-Herzégovine: le poste du Haut Représentant doit être maintenu
Les ministres des Affaires étrangères se sont félicités de la formation réussie du gouvernement en Bosnie-Herzégovine. Le ministre des Affaires étrangères Steinmeier a toutefois rappelé que la poursuite et la mise en œuvre de la réforme de la police et de la réforme constitutionnelle ne pouvaient pas être perdues de vue. "La situation n'est pas encore assez détendue et coopérative pour que nous puissions supprimer le poste du Haut Représentant", a-t-il ajouté. Cette fonction sera nécessaire "encore une année au moins".