Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont discuté lors la première journée de la réunion Gymnich à Brême de manière détaillée de l'avenir du Kosovo. "Le règlement du statut du Kosovo marque le point final de la dissolution de l'ex-Yougoslavie", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier lors de la conférence de presse qui s'est tenue dans la soirée du 30 mars. "C'est seulement quand cette dernière question des Balkans sera réglée que nous pourrons instaurer là-bas la stabilité politique et le développement économique."
Les entretiens des ministres des Affaires étrangères étaient basés sur la position commune adoptée lors du Conseil Affaires générales en février dernier. Elle servira également de base pour l'attitude des États membres de l'UE au Conseil de sécurité. Tous les ministres des Affaires étrangères saluent les efforts déployés par le président M. Ahtisaari depuis février 2006 et rendent hommage à la prise de position explicite du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.
Une nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies devra fixer le cadre de la mise en œuvre du règlement du statut qui tient compte des intérêts légitimes de Belgrade et de Pristina. Les ministres des Affaires étrangères ont salué l'ouverture des entretiens au sujet d'une nouvelle résolution à New York. L'UE défendra activement et unanimement sa position commune sur le Kosovo au Conseil de sécurité.
Plus d'étudiants et d'écoliers serbes dans les États membres de l'UE
"L'UE maintient son cap: nous tendons la main à la Serbie", a déclaré M. Steinmeier. Le chemin que la Serbie doit parcourir n'est pas facile. Le règlement du statut pour le Kosovo, les réformes démocratiques nécessaires en Serbie et la formation du gouvernement qui n'est pas encore achevée constituent des défis difficiles à relever. L'UE est cependant unanime à reconnaître que l'aspiration du peuple serbe à un avenir au sein de l'Union doit être soutenue de manière durable. C'est pourquoi plus de jeunes, comme les étudiants ou les écoliers, doivent avoir la possibilité de séjourner dans les pays de l'UE.
Adoption de la déclaration commune sur l'Iran
En ce qui concerne les ressortissants britanniques en Iran, M. Steinmeier a déclaré que la Grande-Bretagne pouvait compter sur la solidarité à toute épreuve de l'ensemble des États européens. Le secrétaire général M. Solana a été chargé par les ministres des Affaires étrangères de rechercher le dialogue avec Téhéran pour permettre une solution. Les ministres des Affaires étrangères ont adopté à ce sujet une déclaration commune. "C'est un signal qui indique clairement que les Européens sont solidaires dans les moments difficiles", a souligné M. Steinmeier.