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28.03.2007

Première réunion des ministres des Affaires étrangères de la Troïka de l'Union européenne avec les cinq États d'Asie centrale

Frank-Walter Steinmeier: "Le moment est venu de mener une vaste coopération!" - Élaboration d'une stratégie commune de l'UE pour l'Asie centrale d'ici le mois de juin

Troika Zentralasien

Les 27 et 28 mars 2007, la Troïka de l'Union européenne a tenu à Astana, la capitale du Kazakhstan, sa première réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères avec les États d'Asie centrale dans le cadre d'un dialogue régional, ouvrant ainsi un nouveau chapitre des relations de l'Union européenne avec l'Asie centrale.

La présidence allemande a été chargée par ses partenaires européens d'élaborer d'ici le milieu de l'année les grandes orientations d'une coopération approfondie avec les États d'Asie centrale ("stratégie de l'Union européenne pour l'Asie centrale").

La délégation de l'Union européenne était dirigée par le ministre fédéral des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. Participaient en outre aux consultations de la Troïka la commissaire européenne aux relations extérieures et à la politique de voisinage, Benita Ferrero-Waldner, et le représentant spécial de l'Union européenne pour l'Asie centrale, Pierre Morel. Le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan étaient représentés par leurs ministres des Affaires étrangères, et le Turkménistan par son vice-ministre des Affaires étrangères.

Au cours de la conférence, tous les interlocuteurs ont souligné leur volonté commune de faire désormais des réunions régulières au niveau des ministres des Affaires étrangères un élément permanent d'un dialogue politique renforcé. M. Steinmeier a déclaré à ce sujet: "Le moment est venu de mener un vaste partenariat." Il a qualifié cette réunion à Astana de "bonne et solide base pour la future coopération de l'Union européenne avec l'Asie centrale".

Il existe de la part de l'Union européenne un grand intérêt pour des États pacifiques, démocratiques et économiquement prospères en Asie centrale et elle est prête à apporter son soutien actif pour y parvenir. Le chef de la diplomatie allemande a insisté sur la volonté européenne d'"organiser ce dialogue avec transparence" et il a mis l'accent sur cinq domaines clés de coopération approfondie, dont un dialogue renforcé sur l'État de droit et la promotion de la démocratie. Dans ce contexte, l'Union européenne souhaite également engager un dialogue bilatéral, régulier et structuré sur les droits de l'homme avec chacun des pays d'Asie centrale. Selon Frank-Walter Steinmeier, les partenaires ont assorti une initiative de formation de l'Union européenne d'une "priorité" qui doit se concentrer, outre sur l'éducation scolaire, sur la formation professionnelle et une coopération universitaire renforcée ainsi que des échanges d'étudiants. En tant qu'élément de coopération important, M. Steinmeier a annoncé un dialogue régulier avec l'Asie centrale sur l'énergie. Le premier ministre kazakh, Marat Tashin, s'est félicité d'une telle politique. "Nous sommes favorables à un dialogue sur l'énergie", a-t-il affirmé. La diversification des sources d'énergie, des pays d'origine et des routes de transit est la politique déclarée de l'Union européenne.

En outre, l'Union européenne peut transmettre des expériences considérables dans le domaine de la coopération régionale. Les partenaires ont mentionné à ce sujet notamment la sécurité régionale, la lutte contre le terrorisme international, la gestion des frontières et la gestion de l'environnement et des ressources.

Les États d'Asie centrale sont un partenaire clé pour la stabilisation de l'Afghanistan et ils peuvent apporter un soutien important aux efforts déployés par la communauté internationale afin de pacifier durablement l'Afghanistan, de lutter contre le transit de stupéfiants et d'endiguer l'extrémisme religieux.

Lors de la conférence de presse de clôture, Mme Ferrero-Waldner a souligné que les États d'Asie centrale se rapprochent de plus en plus en tant que "voisins de voisins" de l'Union européenne et que l'Union européenne appuiera sa stratégie pour l'Asie centrale dans les domaines identifiés en augmentant considérablement son engagement financier qu'elle portera à quelque 750 millions d'euros pour la période 2007-2013.

Le représentant spécial de l'Union européenne, Pierre Morel, a insisté sur la longévité de la stratégie européenne: la volonté explicitement manifestée par les présidences suivantes, à savoir le Portugal, la Slovénie et la France, de poursuivre l'initiative est à son avis une "bonne base de départ" pour la vaste coopération envisagée.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne discuteront sur la base d'une première ébauche de façon approfondie de la stratégie de l'Union européenne pour l'Asie centrale lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères qui se tiendra à Bruxelles le 23 avril prochain. L'Union européenne a l'intention de parachever sa stratégie d'ici la réunion des ministres des Affaires étrangères en juin 2007 et de l'adopter lors du Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement les 21 et 22 juin 2007.

La future stratégie pour l'Asie centrale s'inscrit dans les efforts de l'Union européenne déployés en vue de développer systématiquement ses relations avec les pays partenaires participants de la politique européenne de voisinage, avec la Russie et avec les pays d'Asie centrale. Dans ce contexte, ces derniers ont exprimé explicitement le souhait d'intensifier leurs relations avec l'Union européenne.



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Date: 29.03.2007