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26.02.2007

Ministre fédérale de la Recherche, Annette Schavan: "La recherche pour la liberté de l’homme"

La ministre inaugure la Conférence européenne sur la Recherche sur la Sécurité

Schavan - REGIERUNGonline-Fassbender

Dorénavant, développer les technologies de sécurité civile est une priorité de la promotion de la recherche dans l’Union européenne (UE) : pour la période courant de 2007 à 2013, l’UE a projeté au total un budget de 1,4 milliard d’euros au titre de la recherche sur la sécurité civile. La recherche sur la sécurité est, par conséquent, profondément enracinée dans le 7ème Programme-cadre de la Recherche de l’UE. « Dans un monde où la technique prend de plus en plus de place, la recherche sur la sécurité civile devient, elle, toujours plus importante pour garantir la liberté des citoyennes et des citoyens européens », a déclaré la ministre fédérale de la Recherche, Annette Schavan, lundi à Berlin, lorsqu’elle a inauguré la Conférence européenne sur la Recherche sur la Sécurité en compagnie des commissaires de l’UE Günter Verheugen (Entreprise et industrie) et Franco Frattini (Justice, liberté et sécurité). « Nous devons nous protéger contre les dangers que représentent le terrorisme, la criminalité et les cataclysmes naturels et, simultanément, renforcer notre liberté et notre Etat de droit », a déclaré Madame Schavan.

« Il y a longtemps que la sécurité intérieure est aussi devenue un thème majeur pour les chercheuses et les chercheurs », a ajouté la ministre. Ceci est évident : le moindre dysfonctionnement est déjà susceptible d'avoir de graves conséquences pour les infrastructures techniques d'une extrême complexité du monde d'aujourd'hui. Pendant deux jours, dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l'UE, mille experts internationaux issus des milieux de la recherche, de l'économie et de la politique ainsi que des autorités concernées par les questions de la sécurité et des exploitants de réseaux vont s'entretenir au sujet des concepts, idées et programmes de la recherche sur la sécurité civile de l'Union européenne.

Pour encourager le transfert de connaissances dans le domaine de la recherche sur la sécurité, un nouvel organe va, en outre, être créé dans un proche avenir : l'European Security Research and Innovation Forum (ESRIF). Entre cinquante et soixante-dix experts seront convoqués au sein de ce forum de stratégie. L'ESRIF a été fondé sur une initiative d'un groupe englobant six Etats membres – outre l'Allemagne, la France, la Suède, les Pays-Bas, l'Autriche et la Grande-Bretagne. « La politique de la sécurité a, aussi, toujours possédé un caractère national. C'est pourquoi une recherche sur la sécurité commune à plusieurs pays est tributaire de ce que les différents Etats en transposent aussi les résultats dans la pratique », a expliqué Mme Schavan. C'est pourquoi le forum a pour tâche de conseiller les acteurs déterminants.

En supplément aux investissements au titre de la recherche consentis par l'Union européenne, le Ministère fédéral de l'Education et de la Recherche a mis sur pied son propre programme de recherche sur la sécurité : au cours des quatre prochaines années, le BMBF va ainsi allouer 123 millions d'euros pour la recherche sur la sécurité civile. La recherche devrait porter à cette occasion en priorité sur des scénarii de dangers déterminés. Outre les disciplines des sciences naturelles et des sciences de l'ingénieur, les belles lettres et les sciences sociales ont aussi leur rôle à jouer dans le domaine de la recherche sur la sécurité. Elles doivent apporter une contribution telle que l'on puisse mieux développer les scénarii de dangers et comprendre plus exactement les causes du terrorisme et de la criminalité.

Les objectifs en sont de nouvelles technologies qui soutiennent les forces de la société engagées dans ce travail. Celles-ci doivent pouvoir être alarmées plus rapidement, communiquer par-delà les frontières et être mieux protégées elles-mêmes. A l'aide de l'informatique, de la sociologie, de la technique des microsystèmes et de la médecine, il est prévu d'automatiser la planification des missions en cas de crises afin de minimiser le plus possible les sollicitations subies par les forces engagées. Le nouveau programme associe les utilisateurs et créateurs de nouvelles solutions de sécurité dans le processus de recherche et de développement. Etant donné que 80 pour cent des infrastructures concernées par la sécurité sont gérés par des sociétés de droit privé, l'Etat et l'économie coopèrent au sein de consortiums de recherche. Faisant partie intégrante de la stratégie high-tech, le programme va renforcer l'Allemagne comme site économique dans le domaine de la sécurité. Avec le programme, le BMBF soutient aussi la compétitivité et le leadership technologique dans des technologies spécifiques de la sécurité. La sécurité est à l'origine d'un marché en pleine croissance à l'échelle mondiale et qui représente rien que pour l'Allemagne un volume de 10 milliards d'euros par an.

Les deux premières publications de promotion du programme allemand vont être publiées au journal officiel fédéral. L'un des deux appels d'offres porte sur la protection des infrastructures de transport. La seconde publication concerne les chercheuses et chercheurs qui mettent au point de nouvelles technologies pour la détection des substances dangereuses de nature chimique, biologique, nucléaire, radiologique et explosive.

Vous trouverez de plus amples informations sur la politique européenne de l'éducation et sur la présidence allemande du Conseil de l'UE sur Internet à l'adresse www.bmbf.de et sous www.eu2007.de.



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Date: 27.03.2007