Aujourd'hui (lundi 12 mars), le ministre fédéral des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a pris part à la session d'ouverture du 4ème Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève.
Dans son discours devant le Conseil des droits de l'homme, M. Steinmeier a souligné, au nom de l'Union européenne, l'importance accordée par les États membres de l'Union européenne aux activités communes en faveur des droits de l'homme menées sous l'égide des Nations Unies.
À l'occasion du premier anniversaire du Conseil des droits de l'homme, M. Steinmeier a insisté sur le fait que la création du Conseil en 2006 avait constitué un premier pas important vers une plus grande efficacité du travail des droits de l'homme aux Nations Unies. D'un autre côté, pendant cette première année, il est apparu tout aussi clairement que d'autres améliorations continues des méthodes de travail du Conseil des droits de l'homme étaient indispensables, afin que le nouveau Conseil puisse remplir les attentes placées en lui et devenir un instrument vraiment percutant de la politique internationale des droits de l'homme.
Dans la perspective de la poursuite des consultations, le chef de la diplomatie allemande a pointé à Genève quatre priorités pour l'Union européenne:
ancrer un mécanisme de révision universelle (examen périodique universel) valable pour tous les pays,
maintenir et renforcer le système des rapporteurs spéciaux existant,
assurer de vastes droits d'accès et de participation de la société civile,
supprimer la politique des blocs et les considérations régionales.
M. Steinmeier a précisé dans ce contexte que l'Union européenne attacherait une attention toute particulière à la situation inacceptable au Darfour.
Compte tenu du soutien croissant apporté ces derniers temps à l'échelle mondiale à l'abolition de la peine de mort, il a plaidé, au nom de l'Union européenne fortement engagée dans ce domaine, pour que l'abolition de la peine de mort soit poursuivie avec détermination en tant que thème de l'agenda international. Pour finir, le ministre fédéral des Affaires étrangères a exhorté les pays qui ne font pas partie pour l'instant du Conseil à soutenir ce dernier car il a besoin pour réussir dans sa mission du soutien de toute la planète.
En marge de cette réunion, M. Steinmeier a rencontré par ailleurs M. Jakob Kellenberger, président du Comité international de la Croix-Rouge, et Mme Louise Arbour, Haute commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies. Leurs entretiens ont porté sur la situation des droits de l'homme dans le monde, ainsi que sur les questions humanitaires internationales actuelles. Le ministre fédéral des Affaires étrangères, s'inscrivant ainsi dans la poursuite de l'échange de vues actuel continu, a également discuté de ces thèmes avec le "Forum Menschenrechte" (Forum des droits de l'homme) et des représentants des organisations internationales des droits de l'homme.
M. Steinmeier a également rencontré Mme Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération suisse, pour un entretien bilatéral. Les relations entre l'Union européenne et la Suisse et des dossiers d'actualité européenne et internationale ont été au cœur de leur entrevue.