Vendredi, lors de leur première réunion à Bruxelles sous la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne (UE), les ministres de l’éducation de l’UE ont affirmé l’importance de la politique d’éducation européenne pour la réussite du processus de Lisbonne. Les ministres se sont accordés pour dire que les objectifs de compétitivité accrue et de croissance économique durable fixés par la stratégie de Lisbonne ne pourraient être atteints que si les citoyens européens recevaient une excellente éducation. Ils ont également convenu qu’il s’agissait d’un complément essentiel au projet de consacrer trois pour cent du produit intérieur brut à la recherche et au développement d’ici l’an 2010. Les ministres ont souligné que pour pouvoir faire face à la concurrence internationale, l’Europe devrait se transformer en société du savoir et qu’à cet égard, un rôle clé incombait à l’éducation.
« Nous devons continuer d’œuvrer afin d’armer encore mieux nos citoyens pour l’avenir », a déclaré Annette Schavan, ministre fédérale de l’éducation et de la recherche et présidente en fonction du Conseil des ministres de l’éducation. Selon les propos de la ministre, la coopération européenne en matière d’éducation a déjà sensiblement gagné en dynamisme au cours des dernières années : « L’éducation et la formation transfrontalières, les programmes d’éducation communs, le développement considérable, en Europe, de l’encouragement à la mobilité, l’amélioration de la transparence et la reconnaissance des diplômes sont autant de signes de cette évolution. »
Lors du Conseil européen de Lisbonne en mars 2000, les chefs d’Etat et de gouvernement européens se sont fixé un objet ambitieux: d’ici l’an 2010, l’UE devra devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde. Pour pouvoir atteindre cet objectif, le Conseil des ministres de l’éducation de l’UE a adopté en 2002 le programme de travail commun « Education et formation » qui s’étendra jusqu’en 2010. Ses objectifs centraux de politique éducative sont l’amélioration de la qualité des systèmes d’éducation nationaux et un accès facilité à l’éducation pour tous les citoyens.
Depuis, les gouvernements européens ont pris une multitude d’initiatives concrètes : afin de permettre de mieux comparer les diplômes, une version révisée de l’EUROPASS a été adoptée en 2004. Et pour décloisonner les systèmes d’éducation européens, les gouvernements ont lancé un cadre européen des qualifications pour la formation tout au long de la vie (CEQ) ainsi que la mise au point d’un système de crédits pour la formation et l’enseignement professionnels (ECVET) – deux projets qui devraient démarrer pendant le déroulement du programme de travail.
Les ministres ont également débattu des perspectives de la politique d’éducation au-delà de l’année 2010. Ils ont discuté de deux thèmes qui pourraient être retenus pour l’orientation future à donner à la politique d’éducation européenne : le développement de l’éducation dès le plus jeune âge et le renforcement de la formation tout au long de la vie. Ce processus de discussion se poursuivra dans le cadre des prochaines présidences du Conseil de l’UE assumées par le Portugal et la Slovénie.
Pour de plus amples informations sur la politique d’éducation européenne et sur la présidence allemande du Conseil de l’UE, vous pourrez consulter les sites Internet www.bmbf.de.