L'Union européenne salue la signature de l'accord politique intervenu le 4 mars 2007 à Ouagadougou entre le Président de la République de Côte d'Ivoire et le Secrétaire Général des Forces Nouvelles. Elle se félicite de la médiation du Président Blaise Compaoré, Président en exercice de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest).
L'Union européenne invite les parties signataires de cet accord, ainsi que les autres acteurs de la crise ivoirienne, à s’impliquer résolument dans la mise en oeuvre des actions préconisées afin de relancer le processus de paix défini par la résolution 1721 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Afin de trouver une issue rapide à la crise que traverse le pays, l’Union européenne appelle les parties à progresser sur les points cruciaux que sont : l'identification de la population, le DDR (la démobilisation, le désarmement, la réintégration) et l'organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes dans les meilleurs délais.
L'Union européenne continuera à accompagner la Côte d'Ivoire sur le chemin de la consolidation de la paix et de la réunification.
La Turquie, la Croatie* et l'ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine et la République de Moldavie se rallient à la présente déclaration.
* La Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d'association.