L'UE se félicite qu'une enquête indépendante ait pu être menée au Darfour après l'adoption par le Conseil de sécurité, le 31 mars 2005, de la résolution 1593 déférant la situation dans la région du Darfour au procureur de la Cour pénale internationale.
L'UE demande à toutes les parties concernées, en particulier au gouvernement soudanais, de coopérer pleinement avec la Cour pénale internationale et de se conformer aux décisions que pourrait prendre la chambre préliminaire.
L'UE réaffirme la position commune du 16 juin 2003, dans laquelle le Conseil considère que la Cour pénale internationale constitue un moyen essentiel pour promouvoir le respect du droit humanitaire international et des droits de l'homme, et donc pour garantir la liberté, la sécurité, la justice et l'État de droit, ainsi que pour contribuer au maintien de la paix et au renforcement de la sécurité internationale.
L'UE rappelle le principe fondamental inscrit dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale selon lequel les crimes les plus graves qui touchent l'ensemble de la communauté
internationale ne sauraient rester impunis. Mettre fin à l'impunité dont jouissent les auteurs de ces crimes contribue à prévenir de tels crimes.
La Turquie, la Croatie* et l'ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine et la République de Moldavie se rallient à la présente déclaration.