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Déclarations PESC

21.06.2007

Déclaration de la présidence au nom de l'UE sur les développements intervenus dans la République des Îles Fidji

L'Union européenne accueille avec satisfaction la levée de l'état d'urgence dans la République des Îles Fidji. Il s'agit d'un pas important sur la voie du rétablissement de la démocratie et de la mise en œuvre des engagements pris par le gouvernement intérimaire au cours des consultations qui ont été menées le 18 avril 2007 entre l'Union européenne et les Îles Fidji au titre de l'article 96 de l'accord de Cotonou.

L'Union européenne réaffirme que le coup d'État militaire qui a été perpétré à Fidji le 5 décembre 2006 constitue une violation des éléments essentiels de l'article 9 de l'accord de Cotonou, à savoir les droits de l'homme, les principes démocratiques et l'État de droit.

Le 18 avril, les Îles Fidji et l'UE se sont mises d'accord sur des engagements visant à remédier à la situation. L'UE poursuivra le dialogue avec le gouvernement intérimaire dans l'esprit du partenariat de Cotonou afin d'apporter son soutien et de veiller à la mise en œuvre de tous les engagements pris le 18 avril, notamment ceux qui ont trait à l'adoption d'une feuille de route en vue de la tenue d'élections démocratiques.

L'UE suit attentivement cette question et se félicite des progrès réalisés dans le cadre du dialogue que le Forum des îles du Pacifique y a consacré ainsi que de l'achèvement des travaux des experts indépendants en matière d'élections. L'UE réaffirme qu'elle est prête à appuyer les engagements essentiels, tant financièrement que par la mise à disposition de compétences techniques.

L'UE souligne qu'il est indispensable que le gouvernement intérimaire fidjien coopère pour qu'elle puisse continuer à aider les Îles Fidji dans leur développement. Compte tenu du résultat positif des consultations, sur la base des engagements pris par la République des Îles Fidji, de leur mise en œuvre et de la poursuite du dialogue, l'UE envisagera prochainement des mesures appropriées, comme le prévoit l'accord de Cotonou.

La Turquie, la Croatie* et l'ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine, la République de Moldavie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Géorgie se rallient à la présente déclaration.

* La Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d'association.



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Date: 22.06.2007