Au cours de son histoire, la Sarre a souvent changé de nationalité, huit fois ces deux cent dernières années. Après la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles détachait le «territoire de la Sarre» du Reich allemand et le plaçait sous la tutelle de la Société des Nations. Il revint dans le Reich allemand en 1935 après un référendum. Après la Seconde Guerre mondiale, la France lui imposa un statut autonome et son rattachement économique à la France. Après un référendum, la Sarre fut rattachée à la République fédérale d’Allemagne en 1957.
La Sarre est traditionnellement une région du charbon et de l’acier. L’entreprise Saarstahl AG à Völklingen joue aujourd’hui encore un grand rôle. Mais c’est l’industrie automobile, avec Ford à Saarlouis et ses sous-traitants, qui fournit aujourd’hui le plus grand nombre d’emplois. Le fabricant de céramique Villeroy & Boch est connu bien au-delà des frontières sarroises. Les biotechnologies et les NTIC montent.
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Avec l’Université de la Sarre à Sarrebruck et Homburg/Saar, la Sarre dispose de quatre établissements d’enseignement supérieur, d’une Ecole des Beaux-Arts et d’une Ecole supérieure de musique et de théâtre, le tout offrant des cursus variés à 20000 étudiants. L’Université franco-allemande est également domiciliée à Sarrebruck. L’Institut d’informatique Max Planck, le Centre allemand de recherche sur l’intelligence artificielle et l’Institut des nouveaux matériaux (ci-dessous) jouissent d’une réputation internationale.
Avec l’aciérie de Völklingen, la Sarre possède un monument industriel impressionnant. En 1994, l’Unesco a classé cette usine sidérurgique au patrimoine mondial. Aujourd’hui, le hall des souffleries, qui fait 6000 m2, accueille de grandes expositions. Les autres événements de grande envergure sont le festival de cinéma Max Ophüls à Sarrebruck et le festival de théâtre franco-allemand Perspectives (ci-dessous).