
L'article 14 du Traité instituant la Communauté économique européenne stipule que le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée. Celui-ci est renforcé par une série de politiques complémentaires (contrôle des cartels et des ententes, contrôle des fusions, contrôle des aides étatiques, marché public).
La suppression des barrières économiques et commerciales entre les États membres de l'UE a été dès le début un objectif du processus d'intégration européen qui a été formellement achevé lors de la création du marché intérieur européen le 31 décembre 1992 inscrite dans l'Acte unique européen en 1987. Toutefois, l'élaboration du marché intérieur européen est un processus continu qui nécessite un ajustement constant par rapport aux nouvelles conjectures économiques et politiques.
Le Traité instituant la CEE fonde une communauté d'États supranationale dans le but de créer un marché commun. La création d'un marché commun/marché intérieur doit permettre d'atteindre les objectifs ancrés dans les Traités CEE/CE (en particulier les quatre libertés fondamentales: libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux).
L'Acte unique européen engage la Communauté à réaliser le marché intérieur pour une date concrète, à savoir le 31 décembre 1992. La justification politique de cette modification des traités se trouve dans le livre blanc de la Commission européenne (CE), daté du 14 juin 1985. La Commission, dans son livre blanc, suggère la création d'instruments permettant la réalisation du marché intérieur, en particulier une utilisation plus fréquente de la décision à la majorité au sein du Conseil. En outre, le principe de reconnaissance mutuelle est introduit en tant qu'instrument de rapprochement des législations.
Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, lance, lors d'un discours devant le Parlement européen, une nouvelle initiative visant à intégrer dans le marché intérieur les États membres de l'AELE, désireux de faire partie de la Communauté économique européenne (CEE). L'idée est de créer un Espace économique européen (EEE), comprenant également les pays AELE.
Signature de l'accord relatif à un espace économique européen.
Le marché intérieur, fondement de l'Union économique et monétaire, entre en vigueur le 1er janvier 1993. On travaille en permanence à la réalisation de son principal objectif, à savoir la réalisation des "quatre libertés" citées ci-dessus et la suppression des barrières au commerce.

L'EEE entre en vigueur. Les quatre libertés se réalisent et s'étendent aux pays AELE, à savoir l'Autriche, la Suède, la Finlande, la Norvège et l'Islande. La Suisse, suite à un plébiscite négatif, n'entrera pas dans l'EEE comme prévu à l'origine. Le Liechtenstein, quant à lui, deviendra membre en 1995.
Les quatre libertés sont:
L'Autriche, la Suède et la Finlande, alors États membres de l'AELE, adhèrent à l'Union européenne. L'AELE ne comprend alors que l'Islande, la Norvège, le Liechtenstein et la Suisse. Le Liechtenstein devient membre de l'EEE le 1er mai 1995.
L'objectif de la stratégie de Lisbonne lancée en mars 2000 est de faire de l'UE d'ici 2010 un espace économique compétitif et dynamique basé sur le savoir. La stratégie est composée de "trois piliers", à savoir une croissance économique durable avec des emplois plus nombreux et meilleurs, une cohésion sociale plus forte et le respect de l'environnement.
Un processus de révision à mi-parcours réalisé par le Conseil européen en mars 2005 a conduit à l'adoption d'une stratégie révisée et l'a recentrée sur la croissance et l'emploi, comme le désirait le gouvernement fédéral. Elle contient désormais trois axes d'action:
Le premier axe est consacré au savoir et à l'innovation, il s'agit notamment:
Le deuxième axe est consacré à l'accomplissement du marché intérieur, il est notamment question:
Le troisième axe concerne la politique de l'emploi, il est question de: